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QR Codes et réalité augmentée en classe : support de formation PAF

Pour prolonger la réflexion sur les usages pédagogiques des QR Codes et de la réalité augmentée en classe, le support de la formation vous permettra de retrouver les liens vers les ressources en ligne et les scénarios pédagogiques :

N’oubliez pas de nous faire partager vos expériences en classe en laissant un commentaire ! Merci

Documents supports pour le stage du 27 février : EMI et élèves créateurs

Voici les documents qui ont servi d’appui au stage PAF « EMI et élèves créateurs » animé par Anne Delannoy et Marion Carbillet

Le diaporama :

La carte Mindomo « EMI et élèves créateurs » qui fait le point sur la typologie des outils dédiés à la publication en ligne :

 

mindomohttps://www.mindomo.com/fr/mindmap/f9ef34fd9d6c41d2b5388be71c1f2b2ex

 Cette carte est le fruit de la mutualisation avec l’académie de Nancy-Metz mise en place dans le cadre des TraAMs en documentation.

Un site a été crée pour valoriser les publications des travaux des élèves dans notre académie :

publionsdoc

 https://publionsdoc.wordpress.com/

Quand la lecture devient écriture

Quand la lecture devient écriture : doit-on apprendre à éditorialiser un parcours de lecture ? Ce travail, réalisé dans le cadre des traams Toulouse et présenté sous forme de storify, a pour objectif de proposer une synthèse des réflexions de ces cinq dernières années autour de la méthode du document de collecte.

Voici le storify qui présente une réflexion sur la question :

https://storify.com/MCarbillet/du-document-de-collecte-a-l-anthologie-apprendre-a

En réinterrogeant la notion de document de collecte, nous avons cherché à relier nos questionnements autour de la lecture sur support numérique, des liens entre veille, lecture, et editorialisation.

Qu’est-ce qu’un document de collecte ? C’est un document secondaire. Il se présente sous la forme d’une liste de courts extraits copiers-collers dont on donne à chaque fois la source.

Le terme nous a été donné par Nicole Boubée, chercheuse en SIC, dès 2008 pour qualifier l’activité informelle des élèves qui constitue à empiler les copiés-collés sur un traitement de texte lors d’une recherche d’informations. S’appuyant sur l’idée de Nicole Boubée que cette activité reflétait une véritable activité cognitive en œuvre lors de la recherche, des collègues professeurs documentalistes ont choisi de l’expérimenter sur le terrain. Ces expérimentations qui se sont appuyées sur une légitimation du copier-coller et sa prise en compte dans l’activité d’enseignement, ont permis de préciser :

  • la place de cette activité dans une séquence de recherche d’information
  • sa place comme méthode utilisable dans les différentes disciplines
  • le rôle de l’activité de copie dans l’activité de création littéraire ou artistique
  • la possibilité d’envisager la méthode dans une progression de la 6ème à la 3eme, cette progression permettant de dresser la liste des connaissances info-documentaires procédurales et conceptuelles en œuvre

Une seconde étape a été franchie quand il est apparu que nous pouvions mettre nos élèves en création de document de collecte en utilisant d’autres outils que le traitement de texte. C’est le cas en particulier avec les bibliothèques collaboratives de signets qui permettent de travailler en ligne sur des sélections de sites tout en en présentant des extraits.

Les outils du Web 2, par leur utilisation nous ont amené à penser la question de l’éditorialisation ; ce fut la troisième étape.

[L’éditorialisation c’est l’utilisation d’un dispositif technologique pour : proposer une sélection de contenus, structurer cette sélection, penser son accessibilité (le partage des ressources, notamment par l’interopérabilité des outils, attirer l’attention sur ce contenu : la question du design informationnel est importante (couleurs, images, taille de police…)]

Les outils du Web2 nous ont aussi permis d’ouvrir le champ des compétences travaillées à celles de la littératie numérique telles que proposées par le chercheur belge Pierre Fastrez (lecture/écriture/ navigation, à croiser avec les aspects techniques, sociaux et informationnels des outils utilisés)

La quatrième étape, qui n’est sans doute pas la dernière, fut d’interroger la question de l’anthologie, à la suite de lectures proposées par le philosophe Milad Douehi. Ce philosophe aborde la question du retour à une pratique lettrée de l’anthologie. Cette pratique, qui existait dans l’Antiquité à cause de la rareté de l’information, se retrouve aujourd’hui utile à cause de la surabondance de l’information.

Cette idée d’une lecture anthologique est familière au monde de l’information documentation ; mais ici il s’agit de voir que ce mode de lecture se répend à toute la société en raison de la surabondance informationnelle dans laquelle nous baignons. Comme le numérique apporte une information moins stabilisée et moins neutre que ne l’apportait l’imprimé, au moins livresque, nous nous retrouvons aujourd’hui, pour une recherche, devant des quantités d’informations orientées ; or l’orientation de l’information, sa véridicité, ne l’invalide pas forcément. Nous comprenons aujourd’hui qu’une information arrive à nous en participant à un débat, plus ou moins construit dans lequel les sources s’expriment en fonction d’un point de vue et d’une plateforme de publication (site, forum, blog, wiki…).

Les sujets à débats qui traversent nos sociétés sont nombreux : sociaux, scientifiques, environnementaux, moraux… Il se dégage là donc bien des apprentissages potentiellement nécessaires au citoyen de demain. Ainsi, un véritable enseignement par controverse semble pertinent. Il devra/pourra être associé un travail sur les sources, en incluant ces dernières dans le cœur même de la production finale. Développer l’enseignement de l’anthologie pour permettre aux élèves de rendre compte de leur lecture, de l’éditorialiser et de la partager semble une voie prometteuse en information-documentation dans le seconde degré.

Projet Live Tweet

Objectifs : former des lycéens de la voie professionnelle au live tweet et les faire retranscrire via Twitter une conférence scientifique au salon Futurapolis de Toulouse (mai 2014)

Ce projet pédagogique est inspiré d’une initiative de Relais d’Sciences à Caen : en 2013, des lycéens avaient été formés à la pratique du Live tweet pour relayer la conférence annuelle Grand Témoin de Relais d’Sciences. Le projet a beaucoup plu à l’équipe de Science Animation Midi-Pyrénées, représentée par Audrey Bardon (médiatrice scientifique), qui s’est lancé dans l’aventure avec deux enseignantes documentalistes Hélène Baussard et Florence Canet, deux enseignants de discipline Mme Rozenbaum (Math-sciences Muret) et M. Olivier (Électrotechnique – Valence d’Agen). Le projet a été réalisé en parallèle dans deux lycées professionnels de l’Académie de Toulouse et a donc concerné deux classes de bac professionnel (20 élèves de seconde bac pro ELEEC et MVA au Lycée Jean Baylet de Valence d’Agen, et 1re bac pro TCFA au Lycée Charles de Gaulle de Muret).

L’objectif pédagogique, dans une démarche d’éducation aux médias et à l’information (EMI), était de former des élèves de la voie professionnelle à une utilisation de Twitter dans un cadre professionnel et dans une démarche de culture scientifique, via la pratique du Live-Tweet qui consistait dans le cas présent à retranscrire en direct via Twitter une conférence scientifique. Le projet devait permettre également de valoriser les filières professionnelles des deux établissements scolaires, et apporter aux élèves des éléments d’une culture scientifique. Les élèves ont suivi une phase de formation à l’outil et à ses usages (six séances pédagogiques d’une à deux heures selon les lycées), tandis que l’objectif final était de se rendre avec les deux classes au congrès Futurapolis (mai 2014 à Toulouse), afin que les élèves retranscrivent une des conférences en direct. La formation devait permettre de travailler à la fois les notions de réseau social, d’identité numérique et de production numérique, la pratique de l’outil de microblogging en mode professionnel, et la rédaction de textes courts (140 caractères) dans une démarche d’apprentissage de la langue française à des fins de communication. Elle avait pour objectif de développer chez les élèves la capacité de synthétisation de l’information, l’usage d’un outil numérique (Twitter) et l’acquisition de certains éléments d’une culture scientifique. Les élèves étaient ainsi les acteurs d’une production numérique collective, dans un esprit de mutualisation (Domaine 5 du B2i Lycée, Communiquer travailler en réseau et collaborer, item 5.4) et apprenaient également à s’exprimer via les réseaux en identifiant la qualité de l’espace de publication (même domaine, item 5.5).

Très motivés et acteurs véritables de leur formation à Twitter, les élèves des deux groupes classe ont su s’approprier le projet et le mener à terme jusqu’aux deux conférences du 15 mai 2014. Ils se sont énormément investis, réalisant le travail demandé sur Twitter hors la classe et twittant parfois même durant les vacances scolaires (!) ; ils ont fait preuve de sérieux et de maturité lors des deux conférences alors qu’ils étaient les seuls élèves parmi un public d’adultes et de spécialistes du sujet des conférences. Au-delà de la production finale (les deux live-tweets, dont les storify témoignent), le projet est une réussite à ce niveau : des élèves de filières professionnelles sont capables, si un projet pédagogique novateur et ambitieux leur est proposé, de s’y investir, de travailler, de ne pas ménager leurs efforts et d’être sérieux sur plusieurs semaines pour voir ce projet aboutir. Cette expérience oppose donc un sérieux démenti à la morosité ambiante qui entoure souvent l’ambition et le sérieux des élèves des filières professionnelles.

Le projet a bénéficié du soutien de l’association Science Animation en Midi-Pyrénées, représentée par Mme Audrey Bardon, qui a participé à l’élaboration du scénario pédagogique et est intervenue lors de certaines séances pédagogiques ; et de la MANE Toulouse. Un partenariat avec Le Point, organisateur de l’évènement Futurapolis, a permis d’inviter les élèves et leurs enseignants à deux conférences pour réaliser le live-tweet en présentiel à Toulouse.

Hélène Baussard et Florence Canet

Présentation du projet :

QR codes et réalité augmentée

Définitions et usages.

Cet article a été réalisé dans le cadre des Travaux Académiques Mutualisés (TRAAM) entre les Académies de Caen (Thomas Rattier), Nice (Corinne Christophe, Didier Mouren, Géraldine Mocquais et Caroline Soubic), Orléans-Tours (Nadia Lépinoux-Chambaud) et Toulouse (Anne Delannoy et Florence Canet). Il permet de conclure les échanges menés entre les participants de sept 2012 à juin 2014 et de rendre compte de leurs expérimentations.

Voici le sommaire du document en téléchargement :

1. Définitions et usages

a. Définitions
– Réalité enrichie
– Réalité augmentée

b. Usages
– Précautions d’emploi
– Exemples d’usages avec des QR codes
– Exemples d’usages en réalité augmentée
– Des exemples de livres enrichis
– Des exemples de parcours culturels

2. Scenarii pédagogiques
– Des exemples dans l’enseignement, avec le professeur documentaliste
– D’autres exemples dans l’enseignement

3. Quels outils utiliser pour monter un projet ?
– Des outils pour lire les QR codes sur tablette ou smartphone
– Pour générer les QR codes
– Pour visualiser du contenu en réalité augmentée
– Pour créer des contenus en réalité augmentée
– Réalisation de ressources avec le logiciel Scenari

Conclusion et perspectives

Un grand merci à Nadia Lépinoux-Chambaud d’Orléans-Tours pour la gestion de la mise en forme du dossier !

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Babelio, réseau social littéraire

Babelio, ou comment utiliser un réseau social littéraire pour enseigner l’identité numérique

Créée en 2007, le site communautaire Babelio propose de créer et gérer sa bibliothèque personnelle en ligne, de partager et organiser ses lectures. Babelio reprend les codes des réseaux sociaux : profil, avatar, notifications, recommandations, commentaires, etc… Les membres du réseau font des listes de livres (lus ou à lire) et partagent leurs critiques. Des infos ciblées en fonction des goûts et des recommandations de lectures apparaissent sur la page d’accueil des membres, un nuage de mots-clés permet de se balader de thème en thème et des quizz permettent de tester nos connaissances en littérature, sur des thèmes, des auteurs ou des ouvrages.

Les enseignants et en particuliers les enseignants documentalistes ont investi ce réseau riche et ludique ; il peut permettre de valoriser les ressources du CDI, de promouvoir et d’échanger autour de la lecture tout en valorisant une approche active d’un réseau social.

Les supports en téléchargement ci-dessous vous guideront dans vos premiers pas et contiennent de nombreux liens vers des ressources complémentaires.

Utilisation du « socialbookmarking » dans la recherche d’information

Utiliser le socialbookmarking pour optimiser la recherche d’information collaborative.

Chaque groupe de travail (2-3 élèves) construit un portail de signets en ligne collaboratif (site communautaire Delicious) dans le but de stocker, organiser, mutualiser et justifier la sélection et l’évaluation des ressources en ligne collectées au fur et à mesure des recherches d’informations collaboratives menées dans le cadre du « Projet », réalisé en Physique-chimie en classe de 1ERE STL.

La production finale est un portail de signets collaboratif en ligne annexé à un dossier final qui se compose : d’un carnet de bord ; d’une synthèse ; d’une production concrète ; d’une bibliographie / sitographie sélective.

Description détaillée des objectifs et des activités des séances : Dans le cadre des TPE et des recherches d’informations collaboratives menées par les différents groupes de travail (2 à 3 élèves maximum), ces derniers doivent également :
- Créer une fiche descriptive pour chaque favori intégré au portail de signets en respectant les consignes données pour la description.
- Justifier sa sélection de signets en rédigeant un argumentaire portant sur l’évaluation de la pertinence et de la fiabilité des sites web et des informations trouvées.
- Classer ses signets dans des catégories thématiques correspondantes aux différentes pistes de recherche dégagées pour traiter son sujet et répondre à sa problématique.
- Utiliser le réseau Delicious pour partager l’ensemble de ses signets avec les enseignants qui encadrent les travaux de recherche.
- Utiliser le réseau Delicious pour trouver de nouvelles ressources en ligne pertinentes et faire du sourçing.
- Exporter sa bibliothèque de signets afin de rendre compte de l’ensemble de ses travaux de recherche.

Séance n°1 : A partir du tutoriel (en ligne sur l’ENT) proposé par le professeur documentaliste, les élèves découvrent de nouvelles notions info-documentaires (socialbookmarking, bookmark, tag…) et l’outil Delicious. Puis, les consignes de travail leur sont présentées et explicitées. Les élèves réalisent pas à pas les différentes étapes de la création de leur portail de signets. Dans un premier temps, chaque groupe de travail s’inscrit sur le site Delicious via une adresse électronique créée à cette intention par le professeur documentaliste et donne un nom à son portail. Une fois les comptes utilisateurs créés, les élèves se connectent pour la première fois à leur portail. Ils enregistrent un premier site web en favori en respectant les consignes données par le professeur documentaliste pour la rédaction de la fiche descriptive. Pour ce faire, ils doivent se concerter sur le choix des tags à utiliser et trouver l’ensemble des informations permettant de décrire et d’évaluer la ressource. Enfin, les élèves partagent sur le réseau les signets qu’ils viennent d’enregistrer dans leur portail directement avec les enseignants encadrant le projet. Ces derniers, disposant eux aussi d’un compte Delicious, utilisent la fonction « follow » pour pouvoir suivre à distance les différents portails des élèves. Pour finir, les groupes de travail doivent reproduire ce même travail avec deux autres sites web qu’ils avaient présélectionnés en amont de cette séance pédagogique.

Séance n°2  : Toujours à partir du tutoriel proposé par le professeur documentaliste, les élèves poursuivent pas à pas leur progression dans la prise en main de l’outil et la construction de leur portail de signets. Ils créent plusieurs catégories thématiques dans lesquelles ils vont pouvoir classer leurs signets. Cette étape requiert une concertation de la part des membres issus d’un même groupe de travail qui doivent décider collégialement comment intituler ces dernières, tout en veillant bien à retranscrire au travers ces catégories les différentes pistes de recherche définies pour traiter de leur sujet. Puis, ils utilisent le moteur de recherche interne au réseau Delicious pour trouver de nouveaux signets traitant de leur sujet de recherche respectif. C’est à partir de requêtes construites à l’aide de tags qu’ils recherchent de nouvelles ressources sur le réseau. Ils parcourent alors les pages de résultats et consultent les portails de signets appartenant aux autres internautes présents sur le réseau. Ils disposent aussi de la possibilité de suivre le profil d’un internaute qu’ils auraient identifié comme étant une personne ressource partageant des signets pertinents sur leur sujet de recherche. De ce fait, ils optimisent au maximum leur utilisation du site Delicious en l’utilisant comme gisement de ressources. Enfin, les élèves testent la fonction « export » du site Delicious qui permet d’éditer automatiquement une liste dynamique de signets présentant l’ensemble des signets enregistrés et comprenant l’ensemble des éléments de description demandés par les enseignants.

En prolongement des deux séances : les groupes de travail doivent continuer à s’investir et ce de manière autonome dans la création et l’enrichissement de leur portail de signets collaboratif en ligne. Les enseignants continuent à suivre l’avancement des travaux de recherche des élèves via le réseau Delicious mais ne disposent pas de moyens véritablement efficaces pour communiquer avec eux sur le réseau. Ils doivent s’entretenir directement avec les élèves concernés pour véritablement les encadrer et les conseiller.

Modalités d’évaluation : Evaluation sommative du portail de signets collaboratif en ligne réalisée à partir des critères généraux suivants :
- Le nombre de signets intégrés au portail
- La pertinence et la fiabilité des signets sélectionnés
- Le choix des critères de sélection des signets (précision et qualité des argumentaires)
- L’indexation des signets et le choix des tags
- La pertinence des nomenclatures de catégories créées pour structurer son portail thématique
- La pertinence du classement des signets opéré au sein des catégories
- L’investissement du groupe de travail dans la création et l’enrichissement continu du portail collaboratif

 

Consignes pour créer un portail de favoris

Créer un portail de favoris avec DELICIOUS : tutoriel

Evaluation du portail de favoris en ligne Delicious